Domaine de Chamarande

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Conseil Général de l'Essonne
Bandeau rouge

L’île

L’ÎLE

Entièrement artificielles, l’île et la pièce d’eau qui l’entoure résultent de la jonction de deux canaux existant au XVIIIe siècle. Le canal à la glace et le canal neuf disparaissent en effet vers 1780 au profit d’un étang orné d’une île, visible sur le plan d’intendance de 1785 et confirmé par le plan cadastral de 1817. L’hypothèse a été soulevée que le peintre paysagiste Hubert Robert (1733-1808) serait intervenu à cette époque, mais seule une magnifique toile représentant le château, peinte dans les années 1780 et exposée dans l’une des galeries, témoigne de son passage à Chamarande…

Le reflet du château dans les eaux du lac et la végétation environnante créent une scène paysagère à l’atmosphère pittoresque. Conçu comme un tableau, cette scène paysagère est agrémentée par la plantation d’une espèce importée au cours du XIXe siècle les cyprès chauves de Louisiane.

Tout au long de l’année, l’île accueille de nombreuses espèces d’oiseaux : canards colvert et foulques au printemps, hirondelles, bergeronnettes et martinets en été, et cormorans en hiver.

Vous pouvez également admirer une copie de la Madeleine pénitente sculptée par l’artiste vénitien Antonio Canova (1757-1822), figure du néo-classicisme européen. La statue était conservée dans les communs du château avant d’être installée à la fin des années 1950 sur l’île par Gino Silvestri, le gendre d’Auguste Mione. La datation de cette copie s’appuie sur une hypothèse émise par Claro Di Fabio, directeur du Museo di Sant’Agostino de Gênes : si l’original fut exposé à Paris au Salon de 1808, une restauration fut néanmoins nécessaire car, pendant le transport, des doigts de la statue avaient été brisés comme le sont ceux de la sculpture de Chamarande. Ce qui amène à dater l’exécution de la copie avant la restauration de l’œuvre originale de Canova pour le Salon de 1808.

© CDEssonne _ Henri Perrot  / © Brice Lallement / © Brice Lallement