Domaine de Chamarande

à partager en Essonne

Conseil Général de l'Essonne

DOMAINE

© Yves Morelle

Un patrimoine historique

  • © Henri Perrot

    UN DOMAINE ACCESSIBLE À TOUS2001

    En 2001, le Conseil général décide de faire du Domaine départemental de Chamarande un équipement culturel phare de l’Essonne, chargé de renouer avec la création artistique contemporaine à partir de son cadre naturel et accessible à tous.

     

  • © Yves Morelle

    ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE L'ESSONNE1999

    En 1999, les Archives départementales emménagent dans les anciens communs du château et sous la cour où un silo de plus de 20 mètres de profondeur, sur 8 niveaux, est construit pour accueillir les magasins de stockage ; y sont conservés 15.000 m d’archives, soit plus 900 ans de lecture avec le document le plus ancien qui remonte au début du XIIe siècle.
    La Porte des Écritures
    1796/1999, porte en verre sablé extra blanc créée par l’artiste Anne Deguelle en 2004, symbolise ce franchissement des siècles et des frontières pour faire réapparaître l’objet d’histoire et de mémoire.

  • © Droits réservés

    CONSEIL GÉNÉRAL DE L’ESSONNE1978-1980

    Le Domaine devient propriété du Conseil général de l’Essonne par adjudication. Le site est classé en 1977, et le château en 1981.

  • © Droits réservés

    AUGUSTE MIONE1957-1972

    Entre 1959 et 1961, un bâtiment flambant neuf est construit : le centre médico-social. L’édifice, dédié aux parents de Mione, abrite des salles de soins, agréées et conventionnées par la Sécurité Sociale, ouvertes en priorité au personnel mais aussi aux habitants du village. Des équipements sportifs sont également réalisés : un gymnase de 300 m², un sauna finlandais avec une salle de massage et de soins esthétiques, une piscine extérieure chauffée et des terrains de tennis, de volley-ball et de basket-ball.
    En quelques années, Mione concrétise ainsi son ambitieux projet d’installer sur le site de Chamarande une entreprise qui mêle l’économie, la technique et le social. Aujourd’hui, le Centre Mione est un lieu d’accueil et d’hébergement pour les groupes et les scolaires venant en séjour sur le Domaine.

  • © Droits réservés

    AUGUSTE MIONE1957-1972

    En 1957, le Domaine est à l’abandon quand l’entrepreneur de travaux, d’origine italienne, Auguste Mione (1898-1982), l’acquiert. Il décide de réhabiliter le site, et choisit d’y implanter le siège de son entreprise de bâtiments : la Construction Moderne Française (CMF).
    Jusqu’en 1962, de vastes travaux sont entrepris pour restaurer le château et les bâtiments environnants : appartements privés, bureaux, logements de fonction et espaces communs. Le château constitue une véritable ruche ; plus d’une centaine de personnes travaillent en permanence sur le Domaine, et pour la plupart y résident.

  • © Georges Ferney

    LES SCOUTS DE FRANCE1922-1948

    Madame Thome autorise les Scouts de France à installer sur le Domaine le centre de formation du mouvement ; le 1er camp national a lieu en 1922. Par la suite, s’y déroulent les formations des chefs éclaireurs, cheftaines et chefs louveteaux, commissaires et aumôniers. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Domaine est occupé par l’armée allemande puis l’armée américaine. Les scouts réinvestissent les lieux après guerre, mais les héritiers Thome décident en 1948 de mettre le Domaine en vente, ce qui met fin à leur présence sur le site.

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    ANTHONY BOUCICAUT1876-1879

    Au château, le nouveau propriétaire Anthony Boucicaut (1839-1879) fait aménager une salle à manger dans le style néo-renaissance, l’actuelle salle des chasses. Le fils du fondateur du Bon Marché, passionné par les évolutions en matière agricole, fait également construire une ferme et un chenil pour y mener des expérimentations.

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    DUC DE PERSIGNY / COMTE DE CHOULOT1857-1872

    Homme d’État du Second Empire, Jean-Gilbert Victor Fialin (1808-1872), duc de Persigny, devient propriétaire du Domaine en 1857. Il s’attache à doter le château d’une galerie d’apparat, et clôture le Domaine d’un mur d’enceinte en pierre. Pour le parc, il fait appel au paysagiste Paul de Lavenne (1794-1864), comte de Choulot, qui accentue le caractère d’un jardin à l’anglaise, notamment par la plantation d’essences exotiques.

  • © Droits réservés

    LOUIS DE TALARU / PIERRE CONTANT D’IVRY1739-1763

    En 1737, Louis de Talaru, marquis de Chalmazel, hérite du Domaine de Chamarande. Premier maître d’hôtel de la Reine, il sollicite dès 1739 l’architecte et décorateur Pierre Contant d’Ivry (1698-1777) pour redessiner le jardin, réaménager l’entrée de la cour d’honneur et repenser la distribution des pièces du château, notamment le vestibule et le salon de musique. Dans le parc, sont créés parterres, allées, canaux et bosquets. Aujourd’hui, le site conserve cette ordonnance générale et quelques fabriques – l’auditoire, l’orangerie, le pavillon du belvédère, le buffet d’eau, le potager et le jeu de l’oie.

  • © Droits réservés

    DE LA TERRE DE BONNES AU COMTÉ DE CHAMARANDE1685

    L’appellation Domaine de Chamarande apparaît tardivement. Jusqu’à la fin du XVIIe siècle, le lieu est désigné comme terre de Bonnes. C’est en 1685 que le nouveau propriétaire Clair Gilbert d’Ornaison, dont la famille possède la terre de Chamarande en Forez (entre Lyon et Clermont-Ferrand), obtient par lettres patentes que la terre de Bonnes soit érigée en comté de Chamarande ; la famille d’Ornaison-Talaru reste propriétaire du Domaine jusqu’en 1850.

  • © AD Essonne

    PIERRE MÉRAULT / NICOLAS DE LESPINE1654-1668

    Interrompus par la Fronde dès 1648 et par le siège d’Étampes (1652), les travaux reprennent en 1654 avec Pierre Mérault, sous la conduite de l’architecte Nicolas De Lespine : achèvement des pavillons, couverture du château et des communs par des combles mansardés, remplacement du pont-levis, pavage des abords du château et plantation de 300 ormes dans l’allée d’honneur. En 1663, la chapelle – décorée par le sculpteur et garde des marbres du Roi Louis Lerambert – est consacrée par l’archevêque de Paris « pour faire célébrer le service divin en son chasteau de Bonnes ».

  • © Musée du Louvre _ Chalcographie

    FRANÇOIS MIRON & SES DESCENDANTS1603-1654

    Après 1603, François Miron, prévôt des marchands de Paris, fait réaliser une demeure de plan massé (corps de logis simple sans ailes latérales) constituant l’actuel corps central du château. Puis, son fils Jean Miron agrandit le Domaine, et c’est entre 1644 et 1648 que sa belle-fille Anne de Baillon entreprend la construction des deux pavillons flanquant le corps central ainsi que des pavillons d’entrée (chapelle et horloge), avec un chemisage des façades des communs dans le même style dit aux trois couleurs (brique, pierre et ardoise).

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